Le jeûne
Entreprendre un jeûne
Entreprendre un jeûne est un acte volontaire et personnel. Avant de vous lancer, sachez que l’expérience est toujours unique et dépend de vous. Voici quelques notions à connaître. Jeûner n’est pas exactement arrêter de s’alimenter. En réalité, le corps passe automatiquement à une « alimentation interne ». Seuls le tube digestif et certains organes intervenant dans la digestion se mettent au repos ou fonctionnent au ralenti. Les autres fonctions de l’organisme sont maintenues. C’est ce que l’on appelle « l’homéostasie ».
Jeûner est un processus naturel que l’on a oublié. Notre vie moderne, les repas journaliers, la disponibilité de la nourriture à tout instant nous ont fait perdre toute notion de régulation alimentaire. Se nourrir est devenu un plaisir et une distraction, le plus souvent décorelés de nos besoins physiologiques. La personne que nous sommes devenue, façonnée par la modernité, n’a plus l’habitude de la privation, qu’elle qu’elle soit. Jeûner est à chaque fois différent car chacun démarre son jeûne à un moment particulier de sa vie, avec un état de fatigue spécifique, plus ou moins de vitalité, un niveau de charge mentale variable.
Ainsi, lors d’un jeûne, la sensation de faim peut survenir, demeurer présente et rendre l’expérience difficile à vivre psychologiquement, surtout durant une semaine entière. L’esprit ne se libérant pas, le cerveau reste concentré sur l’envie de manger, même si ce besoin n’est pas physiologique. C’est d’autant plus frustrant que d’autres stagiaires n’éprouveront aucune difficultés et seront même en pleine forme. Cette disparité entre participants peut être parfois assez perturbante pour le groupe. Il faut l’accepter et ne pas se comparer. Ce n’est pas parce que l’on éprouve des difficultés que le travail du jeûne ne portera pas ses fruits. Les résultats seront là. C’est juste que pour certaines personnes, c’est plus difficile à vivre. On leur a promis un regain de vitalité… mais elles ne l’éprouvent pas sur le moment, ressentant plutôt de l’inconfort.
Pour une même personne qui jeûne régulièrement, le ressenti peut même être à chaque fois différent. Le 3ème ou 4eme jeûne peut être plus difficile à vivre que le 1er. Pour d’autres, ce sera le 1er, celui de la découverte. Il n’y a pas de règles mais une expérience à vivre ! À chaque fois que vous commencez un jeûne, essayez d’imaginer que c’est votre premier jeûne.
Les bienfaits du jeûne
Les bénéfices potentiels du jeûne peuvent être multiples : l’amélioration de la sensibilité à l’insuline, la mise en route de l'autophagie (processus de « nettoyage et recyclage » des cellules), la diminution de l'inflammation « de bas grade », la clarté mentale, l’allègement digestif, la reconnexion au corps et aux sensations alimentaires.
Plus généralement, même s’ils varient d’un individu à l’autre, les bienfaits incluent des conditions physiques améliorées, l’élimination des toxines, la perte de poids, la protection contre le vieillissement prématuré et la prévention des maladies chroniques. Les études convergent vers une idée commune : le jeûne encadré agit comme une pause régénératrice qui permet à l’organisme de restaurer ses équilibres internes : métabolisme, tension, inflammation.
Le jeûne offre la possibilité de renouer avec son corps et de réapprendre à utiliser ses ressources naturelles. C’est aussi une pause bénéfique pour se « détoxifier » de manière aisée et naturelle. Résultat secondaire mais non négligeable : l'épiderme retrouve son éclat et les tissus leur fermeté.
Mêmes les conditions intellectuelles et spirituelles sont impactées : le jeûne facilite simultanément l'introspection et l'extériorisation. Il met les sens en alerte, entraînant à la fois un retour sur soi et une plus grande sensibilité, suivie d'une ouverture nouvelle au monde extérieur. Ainsi, souvent, il représente une méthode unique d'accroissement de la conscience et débouche sur une attention plus vive, une plus grande capacité de décision, une meilleure qualité de l'état de veille.
Enfin, une précision importante : le jeûne ne s'oppose pas à la gastronomie. C’est une expérience différente mais d'un enrichissement comparable. Les deux concourent à apprécier toutes les richesses de l’existence et permettent d’apprécier pleinement la vie !
Je n’aborde pas les bénéfices du jeûne à visée thérapeutique en regard de certaines pathologies mais force est de constater que de plus en plus d’études scientifiques et de reportages sont consacrés au sujet. Le Jeûne représenterait l'un des traitements les plus efficaces pour lutter contre des maladies d'origine alimentaire et certains dérègle
Les contre-indications
Les centres adhérents de la FFJR proposent exclusivement des jeûnes bien-être Buchinger d’une semaine.
Les contre-indications majeures sont : grossesse et allaitement, troubles du comportement alimentaire, insuffisance rénale ou hépatique sévère, diabète insulinodépendant mal équilibré, toute pathologie chronique non stabilisée, dépression, affection coronarienne avancée, amaigrissement extrême, anorexie, artériosclérose cérébrale avancée, diabète de type 1, décollement de la rétine, hyperthyroïdie décompensée, maladies tumorales, maladies auto-immunes, sclérose en plaques, ulcère de l'estomac ou du duodénum, traitements médicamenteux nécessitant une adaptation
Un avis médical est indispensable en cas de pathologie ou de traitement. L’AMJ est là pour y répondre. Voir comment prendre un rendez vous sur le site : https://academie-medicale-du-jeune.fr/
Si votre principale motivation est de nature thérapeutique, je vous invite à suivre un jeûne sous surveillance médicale dans des centres spécialisés : ils vous apporteront les réponses que vous recherchez. Il existe également des jeûnes accompagnés par un médecin de l’AMJ référencés sur le site de la Fédération.
Réservation
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